Un diplôme de niveau 6 correspond à un niveau bac +3, parfois bac +4. C’est le niveau de la licence, de la licence professionnelle, du BUT et de nombreux titres inscrits au RNCP. Cet article donne la liste de ces diplômes, la correspondance avec l’ancien niveau II, l’équivalence européenne et la méthode pour vérifier le niveau d’une formation.
Niveau 6 du cadre national des certifications : ce que cela recouvre
Le cadre national des certifications professionnelles compte 8 niveaux. Il est cohérent avec le cadre européen et remplace depuis 2019 la classification de 1969. Le niveau 3 correspond au CAP et au BEP, le niveau 8 au doctorat.
Le niveau 6 se place entre le niveau 5 (bac +2) et le niveau 7 (bac +5). Il s’obtient trois ou quatre ans après le baccalauréat. Le niveau décrit surtout des compétences, des responsabilités et une autonomie, pas seulement une durée d’études.
Pour les études au-delà du bac +5, la page sur la dénomination des études après le master précise ce que recouvrent ces niveaux supérieurs.
Diplômes et titres RNCP de niveau 6
Plusieurs voies mènent à un niveau 6. Les principales sont les suivantes :
- la licence universitaire, en formation initiale, qui se prépare en trois ans après le bac ;
- la licence professionnelle et le BUT, préparés en IUT, orientés vers un métier précis ;
- les bachelors et titres professionnels reconnus par l’État, délivrés par des écoles ou par le ministère du Travail ;
- des diplômes d’État, par exemple dans la santé, le social ou la comptabilité.
La maîtrise, ancien diplôme universitaire de bac +4, relève aussi du niveau 6. Le master 1, lui, était classé au niveau II dans l’ancienne nomenclature, mais le master relève aujourd’hui du niveau 7.
Le diplôme de comptabilité et de gestion est un exemple de diplôme d’État qui confère le grade de licence. Il est présenté dans l’article sur le diplôme de comptabilité et de gestion.
Niveau 6 et ancien niveau II : la correspondance
Avant 2019, la classification de 1969 numérotait les niveaux de I à V, du plus élevé au plus bas. Le niveau 6 correspond à l’ancien niveau II. Les niveaux 7 et 8 se partagent l’ancien niveau I.
Les autres correspondances suivent la même logique : le niveau 5 était le niveau III, le niveau 4 le niveau IV et le niveau 3 le niveau V. Beaucoup d’offres d’emploi, de conventions collectives et de CV anciens parlent encore de « niveau II », d’où l’intérêt de connaître cette table de passage.
Équivalence européenne d’un diplôme de niveau 6
Le cadre français est construit pour rester cohérent avec le cadre européen des certifications. Un diplôme de niveau 6 français se lit donc comme un diplôme du même rang dans les pays qui utilisent ce cadre, ce qui facilite la reconnaissance d’un parcours à l’étranger.
La licence correspond au premier cycle de l’enseignement supérieur européen. Elle s’exprime en crédits ECTS, une unité commune qui permet de transférer des enseignements d’un établissement ou d’un pays à un autre.

Niveau 6 ou niveau 7 : poursuite d’études et emploi
Le niveau 7 correspond à environ cinq ans d’études après le bac : master, diplômes d’ingénieur et de grandes écoles. Un titulaire de licence peut donc candidater en master pour passer du niveau 6 au niveau 7, selon les capacités d’accueil et les prérequis de chaque formation.
Sur le marché du travail, le niveau 6 vise des postes de technicien supérieur, d’agent de maîtrise ou de cadre, selon le domaine. Certains concours de la fonction publique exigent un diplôme minimal : l’avis de concours indique le niveau ou le diplôme requis, à lire avant de s’inscrire. L’article sur les avantages d’un haut niveau d’études détaille l’intérêt de monter d’un niveau.
Vérifier le niveau d’un diplôme ou d’un titre
Une formation qui annonce « niveau 6 » doit figurer au répertoire national des certifications professionnelles (RNCP), consultable sur le site de France Compétences. La fiche de la certification donne son niveau, son certificateur et sa date de fin d’enregistrement.
Cette vérification départage un bachelor reconnu par l’État d’un bachelor simplement proposé par une école, sans enregistrement : seul le premier garantit le niveau 6. On contrôle l’intitulé exact du titre, pas seulement le nom commercial de la formation.

Un niveau 6 s’obtient aussi par la validation des acquis de l’expérience (VAE), sur dossier et devant un jury, pour les personnes qui ont acquis les compétences en travaillant. Cette voie intéresse notamment ceux qui ont commencé tôt à travailler, comme le montre la page sur les métiers accessibles sans le bac.
Avant de s’inscrire dans une formation, la consultation de la fiche RNCP prend quelques minutes et indique si le titre visé est encore enregistré à la date de la rentrée.

