Un besoin social accru pour les étudiants...

Une situation sociale des étudiants qui se dégrade

Depuis plusieurs années, la situation des étudiants s’est fortement dégradée. On constate une précarisation forte du milieu étudiant qui à des conséquences sociales inquiétantes. 

Un coût de la vie étudiante de plus en plus lourd

L’indice du coût de la vie étudiante est aussi tiré vers le haut par l’augmentation des dépenses obligatoires représentant à elles seules une augmentation de 4,4% du coût de la vie. En moyenne, depuis 2006, les dépenses obligatoires ont augmenté de 33,2%. Malgré cela les principales aides sociales (bourses sur critères sociaux, aides d’urgence) n’ont augmenté que de 13%. Seules les dernières mesures appliquées au système d’aide (dixième mois de bourse,  échelon de bourse niveau 0), ont permis aux étudiants boursiers de limiter la dégradation de leur pouvoir d’achat. Mais cette amélioration ne concerne que 21,5% des étudiants.

Une santé qui se dégrade et une situation de mal-être qui s’installe

La santé des étudiants est aussi une source de difficultés pour ceux-ci. En effet, 23% des étudiants franciliens ne bénéficient pas d’une complémentaire santé  et seulement 40% ont effectué une visite médicale au service de médecine préventive de leur université.
Ils sont aussi 39% à avoir renoncé à consulter un médecin faute de temps ou de moyens.
Là encore les difficultés financières sont un point majeur du problème.

Il existe aussi un fort taux d’étudiants déclarant souffrir du stress et de problème psychique en générale, 20% des étudiants franciliens ont eu un sentiment de mal-être durant deux semaines au moins au cours de l’année précédente et 18% ont consulté un spécialiste pour des problèmes émotifs, nerveux, psychologiques, psychiatriques ou de comportement. Ils sont même 6% à avoir fait des projets de suicide.

Pour ce qui est des comportements à risque, il est notable de relevé que 30% des étudiants franciliens consomment très régulièrement de l’alcool (une fois ou plus par semaine) et 53% assez régulièrement (18% jamais) et que 13% ont été ivre chaque mois ou chaque semaine de l’année précédente.

Source : Etudes menées par l’observatoire Expertise et Prévention pour la Santé des Etudiants (EPSE) en partenariat avec la LMDE.

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