Lancement de la 3e édition de la Semaine Etudiante pour l'ESS

Créée pour sa première édition en 2013 à l’initiative de Solidarité étudiante, la Semaine Etudiante pour l’Economie Sociale et Solidaire a pour objectif d’être l’événement commun à l’ensemble des acteurs de l’ESS et des acteurs universitaires. En lien avec Le Mois de l’ESS, elle appartient à tous ceux qui souhaiteraient organiser des événements en direction des étudiants visant à promouvoir l’économie sociale et solidaire et à la faire connaître sur les campus.
Afin de permettre à tous de participer à cet événement, il fonctionne selon une logique de labellisation. Peuvent être labellisées «Semaine Etudiante pour l’ESS», l’ensemble des événements organisés à cette période en lien avec l’enseignement supérieur, qu’ils soient portés par des acteurs de l’ESS, des étudiants ou des université.

Toutes les infos et tous les évènements sont sur le site de l'évènement http://www.se-ess.fr

Inauguration d'une EpiCoop sur l'Ile de la Réunion

Dans le cadre de la venue de M.Houzel Directeur du CNOUS sur l’Île de la Réunion, l’Association Solidarité étudiante Réunion, la première coopérative de vie étudiante « Solidarité étudiante » ainsi que le CROUS de la Réunion ont organisé l’inauguration de la première épicerie coopérative étudiante « EpiCoop » dans les DROM. Cette inauguration organisée le mercredi 12 août 2015 a permis d’officialiser cet espaceainsi que de regrouper tous les partenaires de Solidarité étudiante Réunion (Solidarité étudiante, la Préfecture de la Réunion, le Rectorat de la Réunion, l’Université de la Réunion et le CROUS de la Réunion) dans de ce projet situé sur le Campus Universitaire du Moufia sur l’Île de la Réunion.
L’Association Solidarité étudiante Réunion a été créée en juillet 2014, après une rencontre entre des membres de la coopérative Solidarité étudiante, située, en métropole et des étudiants de la Réunion engagés pour changer leurs conditions de vie. Effectivement, les étudiants du département de la Réunion connaissent plusieurs problématiques. Une problématique de précarité, alors que les prix ne cessent d’augmenter, le pouvoir d’achat des étudiants diminue. Sur l’Île 53,8% des étudiants sont boursiers et parmi ces étudiants boursiers 46,3 % touchent les bourses les plus élevées de par leur situation sociale précaire. Une problématique d’accessibilité, oraires de courscar les horaires de cours  et les fermetures des points de vente ne permettent pas à chacun de pouvoir faire des courses d’appoint au quotidien. Face à ce constat, Samantha Pothin, la trésorière de l’association, ainsi que la dizaine de bénévole a souhaité développer un projet d’épicerie coopérative. Après la création de l’association, un accompagnement a été mis en place par la coopérative Solidarité étudiante auprès de Samantha Pothin et de l’équipe bénévole afin de monter le projet « EpiCoop ».
Espace dirigé par et pour les étudiants, l’EpiCoop a pour objectif de proposer aux étudiants du Campus une épicerie à deux pas de leur lieu d’étude ouvert pour correspondre aux rythmes étudiants. Effectivement, les étudiants pourront y accéder de 17h30 à 21h30 du lundi au vendredi ainsi que le samedi après-midi. En plus de proposer ce service de vente de produits de première nécessité à des tarifs accessibles par des achats en gros, l’espace permettra également de créer de la cohésion sociale entre les étudiants en mettant en place des animations socio-culturelles. Tout ce projet tourne autour de l’Economie Sociale et Solidaire, économie qui place l’humain au cœur du projet et dans sa gouvernance. Ce projet met en avant des valeurs d’entraide et d’échange entre les étudiants et pour les fondateurs ce lien à la solidarité est primordial. r, par exemple en décidant de la redistribution du chiffre d’affaire produit par la vente des produits. Cette redistribution pourra permettre de faire fonctionner l’espace, mais également de pouvoir aussi être utilisée pour développer de nouveaux services pertinent pour les étudiants.
Afin de continuer le développement du projet et accompagner les bénévoles étudiants, un emploi d’avenir sera créé pour s’occuper de la gestion quotidienne de l’espace et quatre services civiques seront recrutés afin d’organiser la vie étudiante et des animations de manière hebdomadaires au sein de l’espace et de la résidence universitaire

Retour sur les RENEDD

Les 25 et 26 avril dernier, se tenaient les RENEDD à la cité universitaire internationale de Paris. Solidarité Etudiante y a participé, petit retour sur ce week-end riche en initiative et plein de motivation.

Le REFEDD (Réseau Français des Etudiants pour le Développement Durable), organisateur de l'événement, est un réseau d’associations étudiantes qui mènent des projets sur le développement durable tel que l’alimentation, la biodiversité, le climat, la RSO… Il rassemble une centaine d'associations membres et le même nombre de bénévoles.
L'événement phare du REFEDD est les RENEDD (Rencontres Nationales des Etudiants pour le Développement Durable), les rencontres nationales des étudiants pour le développement durable. Durant deux jours festifs et formateurs, c’est l’occasion de sensibiliser les étudiant.e.s aux problématiques du développement durable et de leur proposer des pistes d’actions sur leur campus et dans leur quotidien. Cette année, cet événement a pris une dimension particulière du fait de la tenue à Paris de la COP21, une rencontre internationale capitale pour l'avenir du climat.
Fac Initiatives est membre du REFEDD et occupe une place au sein de son conseil d'administration depuis un an. Comme au REFEDD, nous sommes intimement convaincus que l'énergie développée par les étudiants lorsqu'ils s'organisent collectivement permet de faire bouger les choses. C'est pourquoi ces deux réseaux permettent aux associations étudiantes, sur l'économie sociale et solidaire et sur le développement durable, de partager leurs expériences et leurs savoir-faire tout en disposant d'outils pour se développer.


Un réseau mobilisé pour limiter l'impact du changement climatique

Depuis plusieurs décennies, les scientifiques alertent l'humanité sur le fait que l'action humaine a des impacts de plus en plus forts sur l'environnement en général, sur le climat en particulier.
Malgré un état des lieux sans appel et un constat partagé, les négociations climatiques internationales sont un échec relatif. Si des initiatives sont prises et des moyens débloqués, les émissions de gaz à effet de serre continuent à progresser.
Il y a donc une nécessité à agir vite. Le GIEC (groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat) estime à 70 % la réduction des gaz à effet de serre à opérer d'ici à 2050. Pour cela, des accords de principes ou des mesures à faible impact ne suffiront pas. Il faut changer de modèle de développement. La logique globale qu'est le développement durable, vue de manière ambitieuse, est l'une des clés de la solution.

Dans ce contexte, la COP21 (conférence of parties) se tiendra à Paris à partir du 30 novembre prochain. C'est le grand regroupement annuel des Etats sur le changement climatique. Cette 21e édition est particulièrement importante car elle est censée déboucher sur un texte engageant toutes les nations du monde dans une trajectoire de réduction de leur impact sur le climat.
Le REFEDD est pleinement mobilisé pour la réussite de la COP21. C'était d'ailleurs la thématique d'un atelier samedi matin avec comme intervenants : Paul Watkinson, le chef de l'équipe de négociation française, Céline Ramstein de l'IDDRI, ainsi que des membres de l'association Climates, dont l'une est également coordinatrice de YOUNGO, ou encore d'une représentante d'ONG. Cette discussion, très interactive, a permis de mieux situer les enjeux de la COP21.

Le dimanche matin, nous avons également participé à un atelier recensant les initiatives des associations et des collectifs d'ici à la COP21. Trois grands événements sont ressortis de la discussion :
- Le forum de la rentrée étudiante de la mairie de Paris, qui se déroulera les 8, 9 et 10 septembre. Sa thématique centrale sera la lutte contre le changement climatique.
- Alternatiba : c'est un forum des alternatives au changement climatique. Il s’essaime partout en France pour mettre en avant les moyens concrets de baisse des émissions de gaz à effet de serre. A Paris, il aura lieu les 26 et 27 septembre.
- Ecocampus 3 : c'est un forum qui vise à s'engager et agir ensemble pour le climat. Il se tiendra le 15 octobre à l'université de Nanterre et le 16 octobre à l'ESSEC.
Au delà de ces 3 événements, la COY (la conférence des jeunes) sera organisée du 23 au 27 novembre. Elle aura pour objectif de rassembler les jeunes et de porter leur message quelques jours avant la COP21.


De nombreuses associations et partenaires en dynamique

Le samedi après midi et son forum regroupant 35 stands de stands fut l'occasion de rencontres mutuelles d'associations membres du REFEDD entre elles et d'étudiants curieux venus s'informer. Une demi journée qui a permis de mieux connaître les différentes associations et leurs projet sur les campus. Ce qui est frappant, c'est le nombre de jeunes motivés qui agissent pour le développement durable. Lors de ce forum, les bénévoles ont pu animer un jeu de ''mots-kados'', une sorte de mikado géant collaboratif permettant de découvrir l'économie sociale et solidaire.

En plus des ateliers en lien avec la mobilisation sur le climat, le REFEDD abordait de nombreuses thématiques comme la biodiversité, l'alimentation... L'un portait sur la mobilité durable, il présentait des solutions pour limiter son empreinte environnementale. C'était l'occasion pour tout les bénévoles présents d'échanger leur vécu et de réfléchir collectivement sur cette problématique Sur ce sujet, le REFEDD a développé une formation ''plan de déplacement campus'' qui permet d'identifier les solutions possibles pour optimiser les déplacements sur un campus. Le second portait sur la consommation collaborative. Il était construit en deux parties, dans un premier temps une réflexion générale sur le sujet et dans un second temps la présentations de projets. Deux projets ont particulièrement retenu notre attention. Celui de la paillasse, un laboratoire scientifique indépendant, ouvert sur la société civile et transdisciplinaire qui a pour but de répondre à des problématiques diverses en associant des chercheurs de formations et des individus simplement intéressés par le sujet et apportant leur point de vue sur la question. Le second projet, étu'récup, est une ressourcerie sur le campus de Bordeaux. Elle a commencé avec la réparation de vélos, pour maintenant donner plus largement aux personnes les moyens de réparer en terme de compétences, d'outils, d'envie... Ils ont également créé une zone de gratuité. Ce qu'il y a à retenir sur l'économie collaborative, c'est qu'il s'agit bien d'un outil qui, avec internet, a de nouvelles perspectives. Cependant, il n'y a pas nécessairement de lien entre économie collaborative, ESS et développement durable. Cet outil n’exonère donc pas de porter une réflexion poussée sur son projet.


Une organisation bien huilée

Ces RENEDD ont été l'occasion de revenir sur l'action du REFEDD qui tenait son assemblée générale. Beaucoup de travail a été effectué depuis un an. La structuration en pôles thématiques (biodiversité, énergie/climat, RSE, ESS, éducation) a permis de mener un travail plus poussé. Par ailleurs, l'action de plaidoyer et de représentation a permis au REFEDD de porter la voix des étudiants sur la question du développement durable. Sur ce sujet, le manifeste étudiant pour un enseignement supérieur durable signé par les principales organisations étudiantes a été présenté lors des RENEDD. Enfin, la consultation nationale étudiante a permis, grâce à 6600 réponses, de tisser un état des lieux des attentes des étudiants sur la question du développement durable.

Ces RENEDD étaient construites de façon éco-responsable. A ce titre, l'association étudiante Auparager et son gros food truck rouge et noir nous ont agréablement surpris. Ils nous ont montré qu'il est possible de (très) bien manger uniquement avec des fruits et des légumes issus d'invendus.

Enfin, impossible de terminer cet article sans noter l’exceptionnelle détermination, la bonne humeur communicative et l'organisation sans faille de l'équipe du REFEDD. Les RENEDD sont à la fois un moment important, politique, surtout dans un contexte qui nous oblige à agir, mais également agréable. Tout cela nous a donné envie de revenir l'année prochaine et de s'engager dans les initiatives qui mailleront l'année d'ici à la COP21, ne manquez pas d'en faire autant !

Deuxième rassemblement de jeunes coopérateurs Européens!

Grâce au soutien de plusieurs organisations coopératives Italiennes (Generazioni, Legacoop, Confcooperativa, OOP! ) et la région d' Emilie Romagne, une seconde rencontre des jeunes coopérateurs va avoir lieu à Bologne et Milan les 22 et 23 septembre 2015. Cette rencontre permettra à une délégation de 30 jeunes coopérateurs de tous les pays de l'UE d'échanger sur les perspectives du réseau des jeunes coopérateurs Européens et de préparer les prochains cadres de travail et d'échanges. A noter que cette rencontre s'inscrit dans le cadre de l'exposition universelle de Milan et sera aussi l'occasion pour la délégation de rencontrer les coopératives qui y participent et d'échanger avec des jeunes du monde entier.

Les candidatures sont ouvertes jusqu'au 2 juin 2015 à midi : http://www.legacoopferrara.it/giovani_cooperatori.php

Interview à 3 voix autour du réseau européen des jeunes coopérateurs

Suite à la journée de rencontre pour le lancement du Réseau Européen des Jeunes Coopérateurs, nous avons proposé à 3 personnes présentes de partager leurs sentiments.

Chiara Bertelli: Responsable international de Generazzioni, un des mouvements de jeunes coopérateurs italiens
Rhiannon Colvin : Fondatrice de Alt-Gen, coopérative britannique soutenant la création de coopératives par les jeunes
Sébastien Chaillou: Président de Solidarité étudiante

 


itw ycen 21) Que retiendras-tu du rassemblement de Paris?
Chiara : Notre rassemblement à Paris était incroyable. Avant ce moment je ne pensais pas que nous partagerions autant d’idées, d’attentes et de difficultés communes aussi. J’ai vraiment apprécié le fait de travailler dur pour nous trouver nous-même des objectifs et des actions communes. En Italie, particulièrement avec des gens plus âgés, cela paraitrait étrange. 
Rhiannon : Je retiendrais qu’à travers toute l’Europe, les jeunes sont près pour le changement. Ils sont prêts pour plus d’équité, de démocratie et pour une économie durable qui donne l’impression que notre voix est entendue et que en avons le contrôle. Les coopératives ont le potentiel pour créer et incarner ce changement, mais si et seulement si elles savent rester conforme à leurs valeurs et être à l’écoute des prochaines générations.
Sébastien : D’abord que quel que soit nos pays et nos formes de coopératives nous avons beaucoup de problématiques communes. C’est à la fois rassurant de ne pas se sentir isolé, mais cela nous mets aussi la pression et nous met face à une responsabilité presque « générationnelle ». Je retiens aussi la bonne ambiance de travail et de camaraderie qui régnait, le temps d’échanges informels ont été très productifs aussi.


2) Qu’as-tu pensé de la table ronde organisée le lendemain du lancement du réseau, Durant l’AG de Coopératives Europe ?
Chiara: La table ronde était une bonne occasion de montrer que nous ne plaisantions pas mais aussi de partager avec des gens qui ont des responsabilités les problèmes et les opportunités dont nous avions discuté. Je pense que les gens ont apprécié notre travail et la manière incisive, claire et directe avec laquelle nous leur aitw ycen 1vons parlé. Maintenant nous avons beaucoup à faire pour les choses avancent et être sûr que nos demandes auront des réponses.
Rhiannon: C’était vraiment bien que nous aillions enfin l’opportunité de lire notre déclaration [par opposition à Québec où cela n’avait pas été possible - ndlr], d’être écouté et on l’espère entendu. Il faut maintenant de Coopératives Europe, avec d’autres, s’engage pour créer une action commune afin de s’assurer que le changement s’amorce.
Sébastien : C’était vraiment un signe très positif qui a été envoyés. En revanche cela m’a aussi convaincu que les tables ronde sur les jeunes avec des jeunes pour parler des jeunes avaient des limites… il faut que nous arrivons à participer plus largement, sur des thématiques générales et pas nous laisser enfermer. Je pense que c’était le sens de nos propositions. J’ai aussi était frappé par le réflexe de certains : quand on dit « jeunes » ils pensent « nouvelles technologies » je pense que c’est un peu réducteur.


3) Que vas-tu faire maintenant, quand tu seras de retour dans ta coopératives?
Chiara : Je coordonne un groupe de travail en Italie sur les « perspectives internationales sur les jeunes coopérateurs », donc en rentrant je vais travailler sur un rapport de notre rencontre et l’envoyé à tous mes collègues. L’objectif est de continuer le travail ensemble pour soutenir la construction du réseau européen des jeunes coopérateurs.
Rhiannon: Diffuser notre initiative sur le mouvement des jeunes coopérateurs européens aux jeunes de tous le Royaume Uni, afin qu’ils réalisent qu’ils ne sont pas seul, ni dans leur combat pour trouver du sens à leur travail, ni dans leur rêves de transformer la société dans laquelle nous vivons.
Sébastien: D’abord travailler à construire un réseau français de jeunes coopérateurs, il s’agit de réussir à faire émerger une génération de jeunes qui voit dans l’outil coopératif un véritable moyen de transformer la société et non juste un mode technique d’organisation économique. Ensuite diffuser auprès des gens intéressés l’existence de groupes de travail européens, sur l’inter-coopération, l’éducation, etc. afin sur un maximum de gens s’impliquent et nous rejoignent.

S'inscrire à la newsletter


Recevoir du HTML ?

Joomla Extensions powered by Joobi